Notre ministre se débat comme elle le peut avec les mal logés parisiens.
Comme le dit Augustin Legrand , on a du mal à comprendre qu'un pays riche éprouve tant de difficultés pour loger ses habitants.
Il semblerait que cette situation découle notamment de l'urbanisation difficile d'un pays pourtant peu dense mais qui a finalement intégré que sauf exception le terrain disponible est inconstructible.
L'urbanisation y est en permanence confrontée à l’acceptation sociale des populations qui tolèrent un taux de croissance de 1% des constructions dans leur environnement immédiat alors que la réponse aux besoins en nécessite souvent 3.
Cet écart de 1 à 3 correspond également à l’erreur de prévision des experts des années 80 en matière de logement. Nos élites mathématiques avaient omis l’effet du vieillissement et des divorces dans les hypothèses d’un problème de robinet finalement assez simple.
Il en résulte une augmentation croissante du prix du foncier dont les plus aisés s'accommodent même si la situation de leurs enfants en matière de logement s'en trouve parfois compromise.
Par un effet de loupe assez compréhensible les plus pauvres eux se trouvent exclus de l'accès à un logement.
Cette situation est d'ailleurs conçue le plus souvent comme une fatalité.
De grandes villes européennes comme Berlin, ou américaines comme Montréal semblent toutefois échapper au phénomène dans l'indifférence générale comme si aucun enseignement n'était à tirer de ces "bonnes pratiques".
Pour avancer il nous faudra sans doute accepter qu'avant d'être un phénomène lié au marché, la crise du logement est d'abord le résultat d'un défaut de planification révélateur d'une crise grave de l'urbanisme et de ses représentations, tant dans l'esprit des experts et que dans celui des autorités locales et nationales.
*PLU: plan local d'urbanisme antérieurement appelé plan deoccupation des sols.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire