
Vincent Bénard indique sur son Blog qu'en son temps Jean Prouvé grand architecte des années 50 s'était vu refusé l'agrément d'un projet par les fonctionnaires de l'équipement qui considéraient qu'un logement avec une cuisine au centre n'était pas digne des exigences de la République française.
La question de la cuisine au centre reste d'actualité.
Travaillant actuellement sur des modèles de maisons dite passives (à trés faible consommation énergétique) nous tentons de concilier l'économie énergétique, la bonne qualité d'usage et un faible coût.
Pour ce faire nous développons un concept de panneaux en béton sandwich avec beaucoup d'isolant au centre et des menuiseries intégrées. Ces panneaux composent un volume simple et trés ouvert au Sud autour d'un noyau central de pièces d'eau (cuisine et salle de bain)
Ce plan permet de réelles économies de construction et nos plans sous réserve des décisions définitives semblent aujourd'hui correspondre aux exigences de la République.
Il est vrai que la cuisine ouverte sur le séjour est passée par là et que les plans sont devenus plus souples.
Pour aller au delà de cette simple question des cuisines, les réglements d'urbanisme raffolent de régles énergivores: fixation de l'alignement, de la ligne de faîtage, positionnement fixe des entrées cochères sur les parcelles, imposition des toits à deux pentes avec indication des angles à respecter.
Travaillant sur la crise des concepts de l'urbanisme, je me demande en fait si le temps n'est pas venu pour faire face à toutes ces règles de définir un concept juridique au dessus des règles qui permettent de passer outre toute réglementation sous réserve que le projet proposé apporte la preuve qu'il est plus efficace énergétiquement dans des conditions économiques identiques.
L'intérêt d'un tel concept consiste en son adaptibilité au regard des évolutions technologiques.
A titre de comparaison, ls baux d'habitation comporten depuis plus 2 siècles une référence au comportement "de bon père de famille".
Les pères sont devenus des mères, la famille a été bouleversée, la plupart des occupants des logements n'ont plus d'enfants à leur domicile et pourtant le concept a tenu et évolué avec la société.
A défaut l'évolution des documents réglementaires prendra au moins 10 ans.
Eric
1 commentaires:
Bonjour
Merci pour la pub.
Il existait des règles relativement simples qui permettaient de se passer de la réglementation actuelle: le code civil. En cas d'insuffisances, rien n'empêchait d'aller chercher le droit romain, o, horreur suprême, le droit coutumier anglo saxon pour résoudre les problèmes de cohabitation entre propriétés.
Mais si il faut en passer par le prétexte écologique pour s'affranchir de la réglementation en vigueur, alors, va pour le prétexte écologique. Je suis de toute façon persuadé que dans le contexte actuel, il n'y aurait pas besoin de forcer beaucoup les propriétaires s'ils étaient totalement libres pour que ceux ci optimisent les choix énergétiques liés à leur projet de construction.
Ceci dit, attention à la formulation "passer outre toute réglementation": dans la limite du non préjudice au droit de propriété du voisinage, donc dans le respect des distances aux limites de propriété, du bon traitement des rejets nocifs, etc... Je suppose que c'est ce que vous vouliez dire.
votre blog est très intéressant !
Vincent
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