dimanche 16 décembre 2007

L'urbanisme communal en question


Petite contribution au débat en cours sur Blog Chez Belan


L'urbanisme a pour objectif d'organiser les territoires de telle sorte qu'ils répondent de manière optimum aux besoins des populations.

2 Millions de chômeurs, 1 millions de familles mal logées et un accroissement exponentiel des trajets domicile-travail plus loin, force est de constater que le compte n'y est pas.

La première réaction consiste à considérer qu'il s'agit là de questions générales qui dépasse la capacité d'action locale.

Mon point de vue est inverse et je pense raisonnable de considérer que pour une part une politique nationale n'est que la somme de micro-décisions locales qui fondent les résuktats obtenus

Prise au niveau de chaque commune ou par les communes dans le cadre inter-communal ces décisions sont conçues sur des espaces incohérents éloignés du fonctionnement des bassins de vie.

En l'absence d'une crtique externe de leur propre cadre d'intervention, les urbanistes reproduisent à l'infini et souvent théorisent, pour renforcer la force de ces décisions limitées mais cumulées aboutissant à l'incapacité constatée à répondre au besoin fondamentaux des citoyens sur leur espace.

Pour illustrer mon propos, voyons l'impact de deux notions simples: la mixité urbaine et le bon équilibre des espaces urbanisés et naturels.

Rien à dire à priori sur sur ces deux concepts au demeurant assez bateaux.

Appliqués sur nos espaces communaux incohérents, on aboutit à ce que chaque décideur ou chaque conseilleur local souhaite les respecter à son échelle d'intervention.

La moindre commune de France quelle que soit sa situation géographique va ainsi définir une extension de son territoire urbanisé, la préservation de ses espaces naturels, la création sur son territoire de zones d'équipement et d'activité. La commune contigue procèdera à l'identique et un patchwork fragmentaire se constituera à partir de multiples décisions apparemment cohérentes sur des espaces d'application incohérents.

En conclusion et pour ne pas être trop long je souhaiterais simplement que les urbanistes reconnaissent la crise de leurs représentations et que les experts acceptent leur impuissance à solutionner un problème fondamentament mal posé.